{"id":2668,"date":"2023-03-03T15:05:01","date_gmt":"2023-03-03T14:05:01","guid":{"rendered":"http:\/\/khaledosman.fr\/blog\/?p=2668"},"modified":"2023-03-03T15:05:01","modified_gmt":"2023-03-03T14:05:01","slug":"les-femmes-de-karantina","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/2023\/03\/les-femmes-de-karantina\/","title":{"rendered":"Les femmes de Karantina"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lecture des \u00ab\u00a0Femmes de Karantina\u00a0\u00bb sur l&rsquo;excellent site \u00ab\u00a0Les trompettes marines\u00a0\u00bb:<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Eltoukhy appartient \u00e0 cette nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de jeunes \u00e9crivains qui marquent fortement de leurs noms la litt\u00e9rature \u00e9gyptienne d\u2019aujourd\u2019hui. [Il] nous offre son \u00e9trange et envo\u00fbtant second roman <em>Les Femmes de Karantina<\/em>. Une saga familiale qui s\u2019\u00e9tale sur trois g\u00e9n\u00e9rations jusqu\u2019en 2064.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La toile de fond devant laquelle se d\u00e9roulent les aventures burlesques et parfois tragicomiques de ce roman est une ville: Alexandrie. Une ville qui essaye de retrouver son prestige d\u2019antan, sa fiert\u00e9 de cit\u00e9 cosmopolite et [son ambition] de supplanter Le Caire pour devenir la capitale de l\u2019Egypte. \u00abOn peut dire, \u00e9crit Nael Eltoukhy, que les Alexandrins ne se sont jamais affranchis de leur vieux r\u00eave: celui de voir Alexandrie, leur ville ch\u00e9rie, havre du monde lib\u00e9r\u00e9 dans le Nord du pays, ravir au Caire son statut de capitale et retrouver le lustre ancien, cet \u00e9clat qu\u2019elle avait encore au temps de sa gloire pass\u00e9e mais qui est aujourd\u2019hui noy\u00e9 sous des monceaux de poussi\u00e8re.\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans le roman, pour arriver \u00e0 ce but, les Alexandrins cherchent un leader, quelqu\u2019un qui saurait provoquer les autorit\u00e9s de la ville et par cons\u00e9quence du pays lui-m\u00eame. Cet \u00eatre providentiel ils le trouveront en fait dans un couple, celui d\u2019Injy et \u2018Ali. Arriv\u00e9s \u00e0 la gloire par des actes de violence et de refus de respecter l\u2019autorit\u00e9, [ceux-ci] dresseront dans le quartier de Karmouz un immeuble, l\u2019immeuble de la Karantina d\u2019o\u00f9 ils pourront par leurs trafics et leurs m\u00e9faits dominer la ville. Ce r\u00f4le sera ensuite tenu par leur h\u00e9ritier, leur fils Hamada, personnage malgr\u00e9 tout nanti d\u2019une certaine sensibilit\u00e9 d\u2019artiste. Il s\u2019entourera d\u2019amis, d\u2019hommes de confiance, qui en fait n\u2019existent que dans son imagination. Apr\u00e8s un r\u00e8gne de terreur, il mourra dans un acte de bravoure d\u2019une extr\u00eame violence qui laissera la Karantina \u00e0 feu et \u00e0 sang. Il [aura] toutefois eu le temps d\u2019engendrer deux enfants, deux filles, Yara et Lara, qui seront \u00e9lev\u00e9es par Injy leur grand-m\u00e8re, seule rescap\u00e9e de ce jeu de massacre, et reprendront fi\u00e8rement le flambeau du destin de leur lign\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Les Femmes de Karantina<\/em> est un livre plein d\u2019humour et de situations rocambolesques, \u00e9crit avec une plume leste et moderne. Nael Eltoukhy introduit dans les dialogues le langage parl\u00e9 des Alexandrins, traduit en fran\u00e7ais par Khaled Osman avec beaucoup de bonheur. Ainsi, nous retrouvons, \u00e0 la lecture de ces conversations entre gens du peuple, la fra\u00eecheur et l\u2019humour des quartiers populaires d\u2019Alexandrie.<\/strong><br \/>\n<strong>[&#8230;]<\/strong><br \/>\n<strong>Les personnages des Femmes de Karantina, sont d\u00e9crits \u00e0 grands traits caricaturaux et \u00e9vocateurs. Ces descriptions souvent hilarantes pourraient, pourquoi pas, inspirer un jeune dessinateur de bandes dessin\u00e9es (\u00e9gyptien ou pas) en panne d\u2019histoire devant sa planche blanche. Il trouverait dans cette saga familiale un th\u00e8me nouveau pour un futur ouvrage. Nael Eltoukhy lui a d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 m\u00e2ch\u00e9 le travail, avec sa plume alerte, qui laisse d\u00e9filer sous nos yeux et entre les lignes du roman, les images de page en page de cet univers pittoresque.<\/strong><br \/>\n<strong>Oui, une bande dessin\u00e9e ou encore pourquoi pas un p\u00e9plum alexandrin \u00e0 la mode d\u2019Eltoukhy.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Encore jeune \u2013 il est n\u00e9 en 1978 \u2013, Nael Eltoukhy nous r\u00e9serve s\u00fbrement d\u2019autres romans de la trempe des \u00ab\u00a0Femmes de Karantina\u00a0\u00bb. Il faudra donc surveiller la publication de ses prochains ouvrages.<\/strong><\/p>\n<p><strong>David Nahmias, oct 2017&Prime;<\/strong><\/p>\n<p><strong>&#8212;-<\/strong><br \/>\n<strong>\u00ab\u00a0Les Femmes de Karantina\u00a0\u00bb, Nael Eltoukhy, traduit de l&rsquo;arabe par Khaled Osman, \u00e9ditions Actes Sud (collection Sindbad), 2017<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lecture des \u00ab\u00a0Femmes de Karantina\u00a0\u00bb sur l&rsquo;excellent site \u00ab\u00a0Les trompettes marines\u00a0\u00bb: \u00ab\u00a0Eltoukhy appartient \u00e0 cette nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de jeunes \u00e9crivains qui marquent fortement de leurs noms la litt\u00e9rature \u00e9gyptienne d\u2019aujourd\u2019hui. [Il] nous offre son \u00e9trange et envo\u00fbtant second roman Les&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/2023\/03\/les-femmes-de-karantina\/\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[203,107,202],"class_list":["post-2668","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature","tag-david-nahmias","tag-litterature-arabe","tag-nael-eltoukhy"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2668","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2668"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2668\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2668"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2668"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2668"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}