{"id":556,"date":"2015-10-20T10:13:20","date_gmt":"2015-10-20T08:13:20","guid":{"rendered":"http:\/\/khaledosman.fr\/blog\/?p=556"},"modified":"2023-03-12T18:06:03","modified_gmt":"2023-03-12T17:06:03","slug":"aujourdhui-que-le-temps-a-rattrape-ghitany","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/2015\/10\/aujourdhui-que-le-temps-a-rattrape-ghitany\/","title":{"rendered":"Aujourd\u2019hui que le temps a rattrap\u00e9 Ghitany\u2026"},"content":{"rendered":"<hr \/>\n<p><strong>Le grand \u00e9crivain \u00e9gyptien Gamal Ghitany vient de s&rsquo;\u00e9teindre au Caire, aboutissement h\u00e9las pr\u00e9visible d&rsquo;un coma qui durait depuis plusieurs semaines.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Si cette disparition laisse le sentiment d&rsquo;une perte irr\u00e9parable, elle n&rsquo;efface cependant en aucun cas l&#8217;empreinte dont il a marqu\u00e9 le paysage litt\u00e9raire et culturel \u00e9gyptien. Pas plus qu&rsquo;elle n&rsquo;efface le souvenir de cette chaleur qu&rsquo;il a su t\u00e9moigner \u00e0 ceux qui, comme moi, ont eu le privil\u00e8ge de conna\u00eetre l&rsquo;homme derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9crivain.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le souvenir de ma premi\u00e8re rencontre avec Ghitany donne\u00a0<\/strong><!--more--><strong>un aper\u00e7u de la relation chaleureuse qu&rsquo;il savait \u00e9tablir avec les gens. Cette chaleur, je ne la soup\u00e7onnais gu\u00e8re quand je suis all\u00e9 le rencontrer pour la premi\u00e8re fois \u00e0 \u201dAkhbar el-Adab\u201d (la revue litt\u00e9raire qu&rsquo;il a fond\u00e9e et dont il a fait une caisse de r\u00e9sonance unique pour les textes d&rsquo;auteurs venus des quatre coins de l&rsquo;\u00c9gypte et de l&rsquo;ensemble du monde arabe).<br \/>\n<\/strong><br \/>\n<strong> Bien s\u00fbr, je connaissais de r\u00e9putation son <em>Zayni Barakat<\/em> (traduit en 1985 au Seuil par Jean-Fran\u00e7ois Fourcade), formidable plong\u00e9e historique dans le Caire du XVIe si\u00e8cle, charg\u00e9e de r\u00e9sonances politiques avec la p\u00e9riode nass\u00e9rienne.<\/strong><br \/>\n<strong> Mais je n&rsquo;en savais gu\u00e8re plus sur l&rsquo;\u00e9crivain et sur l&rsquo;homme, tout au moins jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il me soit donn\u00e9 de traduire les propos autobiographiques que Ghitany avait recueillis aupr\u00e8s de celui qui n&rsquo;\u00e9tait pas encore le prix Nobel (<em>Mahfouz par Mahfouz<\/em>, Sindbad-Actes Sud, 1991).\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-2947 alignleft\" src=\"http:\/\/khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/41T1YT450EL-186x300.jpg\" alt=\"Mahfouz par Mahfouz\" width=\"186\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/41T1YT450EL-186x300.jpg 186w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/41T1YT450EL-260x420.jpg 260w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/41T1YT450EL-160x259.jpg 160w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/41T1YT450EL.jpg 294w\" sizes=\"auto, (max-width: 186px) 100vw, 186px\" \/><\/p>\n<p><strong>Ce qui m\u2019avait d&#8217;embl\u00e9e frapp\u00e9, dans ces entretiens, c\u2019est qu\u2019ils se d\u00e9roulaient au cours de longues balades des deux auteurs dans les rues du Caire. Les r\u00e9ponses de Mahfouz \u00e9taient bien s\u00fbr passionnantes, impr\u00e9gn\u00e9es de sagesse et d&rsquo;humour, mais les questions de son cadet Ghitany, qui pourtant n\u2019\u00e9tait que l\u2019intervieweur, ne l&rsquo;\u00e9taient pas moins.<\/strong><br \/>\n<strong> All\u00e9ch\u00e9, je m&rsquo;\u00e9tais donc int\u00e9ress\u00e9 aux \u00e9crits de ce dernier, pour d\u00e9couvrir une \u0153uvre fascinante par sa richesse et sa coh\u00e9rence, source d&rsquo;indicibles bonheurs de lecture. Et une \u00e9vidence s&rsquo;\u00e9tait tr\u00e8s vite impos\u00e9e \u00e0 moi : je devais \u00e0 tout prix tenter de transmettre cette voix aussi puissante qu&rsquo;originale &#8211; traduire Ghitany en fran\u00e7ais.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Apr\u00e8s avoir frapp\u00e9 en vain aux portes des \u00e9diteurs, j&rsquo;avais fini par suivre le conseil de l\u2019un d\u2019entre eux: approcher l\u2019auteur lui-m\u00eame, r\u00e9put\u00e9 s\u2019int\u00e9resser de pr\u00e8s \u00e0 ses traductions. Comme je me pr\u00e9sentais, peu s\u00fbr de moi (apr\u00e8s tout je n&rsquo;avais jusque-l\u00e0 traduit, hormis les fameux entretiens, que deux romans de Mahfouz), il m&rsquo;avait rapidement mis \u00e0 l\u2019aise, s&rsquo;exclamant: \u00ab\u00a0Cette rencontre aurait d\u00fb avoir lieu depuis longtemps!\u00a0\u00bb Outre son utilit\u00e9 pratique &#8211; l&rsquo;\u00e9crivain avait exhum\u00e9 de ses tiroirs un contrat d&rsquo;\u00e9dition en fran\u00e7ais sign\u00e9 quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t et qui ne demandait plus qu&rsquo;\u00e0 \u00eatre honor\u00e9 -, cette\u00a0premi\u00e8re prise de contact allait sceller pour toujours une amiti\u00e9 solide, \u00e9maill\u00e9e de rencontres chaleureuses tant\u00f4t au Caire, tant\u00f4t \u00e0 Paris.<\/strong><\/p>\n<p><strong>J&rsquo;avais ainsi traduit deux romans de lui quand le r\u00eave de traduire son extraordinaire <em>Livre des illuminations<\/em> (livre-fleuve \u00e9crit \u00e0 la suite du d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re, survenu alors que lui-m\u00eame \u00e9tait en d\u00e9placement \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger) est venu me tarauder.<\/strong><br \/>\n<strong> Je voyais bien \u2013 et Gamal aussi \u2013 que c\u2019\u00e9tait un projet insens\u00e9 tant sur le plan litt\u00e9raire (comment transposer un livre aussi profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans le patrimoine arabo-musulman ?) qu\u2019\u00e9ditorial (une somme de pr\u00e8s d\u2019un millier de pages, le plus gros roman arabe contemporain jamais traduit). Mais je voulais co\u00fbte que co\u00fbte traduire cette \u0153uvre-phare, o\u00f9 il se payait le luxe d&rsquo;une mise \u00e0 nu autobiographique qui d\u00e9tonnait dans une litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9tive au \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb. Il y inventait rien moins qu&rsquo;une nouvelle forme romanesque arabe, fond\u00e9e sur la r\u00e9habilitation de techniques narratives inspir\u00e9es du riche patrimoine litt\u00e9raire et spirituel arabo-musulman, depuis les <i>Mille et une nuits<\/i> jusqu&rsquo;\u00e0 Ibn Iyas.<\/strong><br \/>\n<strong> \u00c0<span id=\"__mceDel\">\u00a0force de complots ourdis en commun et de tractations, lui et moi avions fini par convaincre Claude Cherki, alors patron du Seuil, de nous suivre dans ce projet fou, et c&rsquo;est ainsi que <em>Le Livre des illuminations<\/em> a vu le jour en fran\u00e7ais (Seuil, 2005).<\/span><\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-776\" src=\"http:\/\/khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/illum-198x300.jpg\" alt=\"illum\" width=\"198\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/illum-198x300.jpg 198w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/illum.jpg 313w\" sizes=\"auto, (max-width: 198px) 100vw, 198px\" \/><\/p>\n<p><strong>La puissance de sa voix, Ghitany la tirait de son profond ancrage dans une culture \u00e9gyptienne qui a vu se succ\u00e9der les civilisations sans jamais perdre son \u00e2me, mais aussi d&rsquo;un parcours personnel peu banal, non exempt de contradictions: n\u00e9 dans une Haute-\u00c9gypte rurale encore arc-bout\u00e9e sur ses traditions, mais \u00e9lev\u00e9 dans le fourmillement urbain du Vieux Caire, \u00e9crivain dans une famille modeste o\u00f9 se procurer du papier relevait de l&rsquo;exploit, fervent admirateur d&rsquo;un Nasser dont le r\u00e9gime l&rsquo;enferma pourtant dans ses ge\u00f4les, promu, lui l&rsquo;autodidacte, au rang d&rsquo;intellectuel, on en passe et de meilleures. En apparence, rien ne pr\u00e9destinait l&rsquo;enfant, dont le p\u00e8re quasi-illettr\u00e9 se d\u00e9battait pour joindre les deux bouts, \u00e0 devenir \u00e9crivain. Rien si ce n&rsquo;est le r\u00eave, qu&rsquo;une succession de hasards allait muer en obsession tenace.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il y avait d&rsquo;abord eu la d\u00e9couverte des livres, \u00e9tal\u00e9s \u00e0 m\u00eame le trottoir par les bouquinistes; moyennant quelques piastres, l&rsquo;enfant pouvait s&rsquo;asseoir \u00e0 l&rsquo;ombre du minaret d&rsquo;al-Azhar, et d\u00e9vorer jusqu&rsquo;\u00e0 la nuit tomb\u00e9e ces volumes qui d&rsquo;abord parlaient d&rsquo;\u00e9pop\u00e9e et de pays lointains, et qui plus tard l&rsquo;entra\u00eeneraient dans les envol\u00e9es m\u00e9taphysiques des ma\u00eetres soufis.<\/strong><br \/>\n<strong> Tr\u00e8s t\u00f4t, il avait eu l&rsquo;intuition que les livres permettent des voyages bien plus fastueux que la plus co\u00fbteuse des exp\u00e9ditions. Fascin\u00e9, il lui arrivait de recopier des passages entiers de ces chroniques m\u00e9di\u00e9vales pour mieux s&rsquo;en impr\u00e9gner.<\/strong><br \/>\n<strong> De l\u00e0 \u00e0 s&rsquo;essayer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;un pas, vite franchi, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;encouragement inattendu re\u00e7u, \u00e0 seulement 14 ans, de son a\u00een\u00e9 Naguib Mahfouz. Son premier recueil de nouvelles allait para\u00eetre quelques ann\u00e9es plus tard, inaugurant une oeuvre prolifique et dense.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00c0 mesure qu&rsquo;il avan\u00e7ait dans son projet d&rsquo;\u00e9criture, les pr\u00e9occupations de Ghitany s&rsquo;\u00e9taient radicalement transform\u00e9es. Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre attach\u00e9 \u00e0 stigmatiser les m\u00e9canismes oppressifs qui restreignent la libert\u00e9 humaine, l&rsquo;\u00e9crivain avait chang\u00e9 de cible. Avec la maturit\u00e9, et sans doute les \u00e9preuves &#8211; apr\u00e8s tout, que peut-il vous arriver quand vous avez d\u00e9j\u00e0 connu la mis\u00e8re et la prison? &#8211; un d\u00e9clic s&rsquo;\u00e9tait produit: ce qui en v\u00e9rit\u00e9 opprime l&rsquo;homme, c&rsquo;est le bouleversement des valeurs, l&rsquo;\u00e9tiolement des ambitions et surtout la course du temps, avec son corollaire, l&rsquo;oubli qui gangr\u00e8ne tout.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Aujourd&rsquo;hui que le temps a rattrap\u00e9 Ghitany, on ne saurait mieux c\u00e9l\u00e9brer l&rsquo;\u00e9crivain qu&rsquo;en reprenant les mots que lui-m\u00eame avait, dans son cathartique <em>Livre des illuminations<\/em>, couch\u00e9s sur le papier comme un fervent et monumental tombeau \u00e0 la m\u00e9moire de ce p\u00e8re tant admir\u00e9&#8230;<\/strong><\/p>\n<p><strong>C&rsquo;est en premier lieu, quand la fin est proche et que l&rsquo;agonie se pr\u00e9cise, le d\u00e9sarroi, le refus de croire \u00e0 ce qui est pourtant in\u00e9luctable:<\/strong><\/p>\n<blockquote><p><strong>\u00ab\u00a0J\u2019ai entendu les pas de mon p\u00e8re arpenter le pourtour du mausol\u00e9e d\u2019al-Husayn, j\u2019ai entendu sa voix recrue de fatigue qui me disait, et cela trois ans avant qu\u2019il ne s\u2019absente d\u00e9finitivement, avant qu\u2019il ne monte vers la lumi\u00e8re et se perde dans les \u00e9toiles lointaines : \u201cTu sais, Gamal, c\u2019est fini pour moi&#8230; je suis sur la pente descendante.\u201d J\u2019avais pouss\u00e9 un cri de protestation : \u201cP\u00e8re, ne dis pas cela, je suis s\u00fbr que Dieu te pr\u00eatera longue vie !\u201d H\u00e9las, ma pr\u00e9diction ne s\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9e et mon espoir a \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7u.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Mais c&rsquo;est aussi, au moment de l&rsquo;adieu au d\u00e9funt, la foi en la vie, la conviction que la richesse de l&rsquo;\u00e2me et la gaiet\u00e9 perdureront par-del\u00e0 la mort (Ghitany avait rep\u00e9r\u00e9 la permanence, dans les rituels populaires actuels &#8211; toutes religions confondues -, des croyances h\u00e9rit\u00e9es de l&rsquo;\u00c9gypte ancienne):<\/strong><\/p>\n<blockquote><p><strong>\u00ab\u00a0Bient\u00f4t arrive [&#8230;] toute la troupe de ceux qui ont aim\u00e9 mon p\u00e8re et qu\u2019il a aim\u00e9s. C\u2019est Muhammad \u2018Ali qui entre le premier et d\u00e9voile le visage du bien-aim\u00e9 :<\/strong><br \/>\n<strong>\u2013 Salut \u00e0 toi, Ahmad&#8230;<\/strong><br \/>\n<strong>Il lui parle comme \u00e0 un vivant:<\/strong><br \/>\n<strong>\u2013 Tu n\u2019as rien \u00e0 craindre, Ahmad, plus jamais; les tiens sont venus jusqu\u2019\u00e0 toi pour te tenir compagnie et se presser autour de toi.<\/strong><br \/>\n<strong>Il se tourne vers l\u2019assistance:<\/strong><br \/>\n<strong>\u2013 Regardez-le, il rit ! Toute sa vie durant, il a oppos\u00e9 le rire \u00e0 l\u2019adversit\u00e9, et \u00e0 pr\u00e9sent il continue de rire. Je vous le demande, \u00e0 le voir ainsi, aurait-on quelque raison de s\u2019en faire pour lui ?\u00a0\u00bb<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Je veux croire que l\u00e0 o\u00f9 il est, quelque part \u00ab\u00a0dans les \u00e9toiles lointaines\u00a0\u00bb, Gamal Ghitany ne s&rsquo;est pas d\u00e9parti de sa foi dans l&rsquo;homme et dans la vie, pas plus qu&rsquo;il ne s&rsquo;est d\u00e9parti de son humour et de son sourire\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a9 Khaled Osman<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le grand \u00e9crivain \u00e9gyptien Gamal Ghitany vient de s&rsquo;\u00e9teindre au Caire, aboutissement h\u00e9las pr\u00e9visible d&rsquo;un coma qui durait depuis plusieurs semaines. Si cette disparition laisse le sentiment d&rsquo;une perte irr\u00e9parable, elle n&rsquo;efface cependant en aucun cas l&#8217;empreinte dont il a&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/2015\/10\/aujourdhui-que-le-temps-a-rattrape-ghitany\/\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[57,29,92,40,28,26],"class_list":["post-556","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature","tag-egypte","tag-ghitany","tag-khaled-osman-traducteur","tag-le-livre-des-illuminations","tag-mahfouz","tag-traduit-de-larabe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/556","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=556"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/556\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=556"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=556"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=556"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}