{"id":691,"date":"2015-12-26T13:42:29","date_gmt":"2015-12-26T12:42:29","guid":{"rendered":"http:\/\/khaledosman.fr\/blog\/?p=691"},"modified":"2024-09-21T12:35:50","modified_gmt":"2024-09-21T10:35:50","slug":"retour-au-caire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/2015\/12\/retour-au-caire\/","title":{"rendered":"Retour au Caire"},"content":{"rendered":"<p><strong><i>Un \u00e9t\u00e9, il y a de cela trois ans, Dalia Chams est venue \u00e0 Alexandrie m&rsquo;interviewer pour Al-Ahram Hebdo \u00e0 propos de mon premier roman, <em>Le Caire \u00e0 corps perdu<\/em>.<br \/>\nElle a d\u00fb percevoir, tant dans celui-ci que dans mes propos, quelque chose de mon\u00a0<!--more-->amour immod\u00e9r\u00e9 (d&rsquo;aucuns diraient irrationnel) pour Le Caire, puisqu&rsquo;elle m&rsquo;a demand\u00e9 de contribuer au dossier que le quotidien \u00e9gyptien Al-Shorouk\u00a0projetait de consacrer \u00e0 cette ville. Le <a href=\"http:\/\/www.shorouknews.com\/mobile\/columns\/view.aspx?cdate=25092012&amp;id=177cb91e-5d6c-4267-b5cb-fe7fe3f317d5\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">texte<\/a>\u00a0que j&rsquo;ai \u00e9crit pour l&rsquo;occasion (en arabe) a paru quelques semaines plus tard, en septembre 2012. Cependant, il n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en fran\u00e7ais. Je me suis donc livr\u00e9, ci-dessous, \u00e0 un petit exercice&#8230; d&rsquo;autotraduction.<\/i><\/strong><\/p>\n<p><strong>Il y a dans la conscience de tout Egyptien exil\u00e9 une sc\u00e8ne quasi-cin\u00e9matographique qui revient de mani\u00e8re r\u00e9currente sans jamais perdre de son impact. G\u00e9n\u00e9ralement, elle se compose de deux plans-s\u00e9quences.<\/strong><br \/>\n<strong> ***<\/strong><br \/>\n<strong> Le premier plan-s\u00e9quence commence \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 l&rsquo;avion le d\u00e9pose sur le sol du Caire, apr\u00e8s une absence qui peut s&rsquo;\u00eatre prolong\u00e9e un an durant, voire davantage.<\/strong><br \/>\n<strong> Je me suis souvent interrog\u00e9 sur la cause de cet \u00e9tat singulier qui me gagne chaque fois que je reviens dans la capitale \u00e9gyptienne: une \u00e9motion diffuse qui monte graduellement pendant tout le temps du parcours a\u00e9rien, pour atteindre son paroxysme quelques minutes apr\u00e8s l&rsquo;atterrissage, \u00e0 l&rsquo;instant de franchir le marche-pied s\u00e9parant le corps de l&rsquo;avion immobilis\u00e9 de la passerelle conduisant \u00e0 la terre d&rsquo;Egypte, l&rsquo;instant o\u00f9 l&rsquo;on inhale la premi\u00e8re bouff\u00e9e d&rsquo;oxyg\u00e8ne lest\u00e9 par la chaleur et impr\u00e9gn\u00e9 de cette odeur tr\u00e8s particuli\u00e8re qui embaume l&rsquo;atmosph\u00e8re lors de ce premier pas \u00e0 l&rsquo;air libre.<\/strong><br \/>\n<strong> Bien entendu, cette \u00e9motion est partiellement due \u00e0 l&rsquo;excitation \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de retendre les fils de l&rsquo;affection avec parents et proches, et aussi \u00e0 la perspective des soir\u00e9es joyeuses qu&rsquo;on va passer avec les amis autour d&rsquo;un verre de th\u00e9 \u00e0 la menthe, dans des discussions &#8211; \u00e9maill\u00e9es de <i>nokat<\/i>* &#8211; qui s&rsquo;\u00e9tirent jusqu&rsquo;au bout de la nuit.<\/strong><br \/>\n<strong> Mais il y a autre chose&#8230; quelque chose qui se rapporte \u00e0 la ville elle-m\u00eame. Une aspiration \u00e0 renouer avec la ville pour ce qu&rsquo;elle est.<\/strong><br \/>\n<strong> ***<\/strong><br \/>\n<strong> C&rsquo;est ici qu&rsquo;intervient le second plan-s\u00e9quence, celui du trajet qui ram\u00e8ne notre exil\u00e9 de retour depuis l&rsquo;a\u00e9roport jusqu&rsquo;\u00e0 son lieu d&rsquo;h\u00e9bergement, et pendant lequel il est tenaill\u00e9 par le besoin d&rsquo;observer l&rsquo;agitation de la m\u00e9tropole qui se d\u00e9roule sous ses yeux en un spectacle ininterrompu. Son regard, aiguis\u00e9 par la dur\u00e9e de son absence et par l&rsquo;intensit\u00e9 de sa nostalgie, est particuli\u00e8rement apte \u00e0 d\u00e9tecter les changements qui ont affect\u00e9 la ville depuis sa derni\u00e8re visite. Oui, car des changements, il y en a eu, in\u00e9vitablement, Le Caire se caract\u00e9risant par sa propension \u00e0 se m\u00e9tamorphoser sans cesse.<\/strong><br \/>\n<strong> A vrai dire, quiconque a observ\u00e9 l&rsquo;\u00e9volution de la ville depuis un demi-si\u00e8cle ne peut que constater un progr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral, m\u00eame si ce progr\u00e8s s&rsquo;est souvent effectu\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on qui laisse \u00e0 d\u00e9sirer. Ainsi lorsque ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s des projets g\u00e9ants visant \u00e0 moderniser la ville \u00e0 tout prix, et ce au b\u00e9n\u00e9fice exclusif d&rsquo;une certaine frange de la population. Ces projets ont eu un impact d\u00e9sastreux sur le tissu social, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de ceux qui ont creus\u00e9 un foss\u00e9 entre la ville et ses habitants &#8211; comme ces gratte-ciel qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9s sans le moindre \u00e9gard pour l&rsquo;environnement humain qui les entourait -, ou de ceux qui cloisonnent les habitants eux-m\u00eames &#8211; comme ces lotissements (\u00ab\u00a0<i>compounds\u00a0\u00bb<\/i>) dont les occupants s&rsquo;isolent de la populace en s&rsquo;entourant de hautes murailles pareilles \u00e0 des fortifications.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En v\u00e9rit\u00e9, je ne connais pas d&rsquo;autre capitale capable de susciter autant d&rsquo;impressions contradictoires: l&rsquo;amour et la haine, l&rsquo;admiration et le d\u00e9go\u00fbt, le plaisir et la g\u00eane&#8230;.<\/strong><br \/>\n<strong> Si vous questionnez les r\u00e9sidents permanents du Caire sur les sentiments que leur inspire leur ville, leur r\u00e9action oscillera entre le regret amer du Caire d&rsquo;antan &#8211; disparu \u00e0 jamais -, et l&rsquo;ironie mordante &#8211; ils vous gratifieront probablement d&rsquo;une <i>nokta<\/i> comme quoi le seul moyen de rem\u00e9dier aux probl\u00e8mes de la capitale serait de lui b\u00e2tir un second \u00e9tage ou bien de la raser enti\u00e8rement pour la reconstruire de z\u00e9ro.<\/strong><br \/>\n<strong> Le visiteur peut bien comprendre ce regret, il peut bien rire de la plaisanterie, mais au fond de lui, il sait bien que ces bouleversements qui frappent le Caire sont la preuve que la ville est vivante, qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une ville qui s&rsquo;\u00e9meut, qui tressaille, qui bouge, et non d&rsquo;une ville p\u00e9trifi\u00e9e comme le sont certaines cit\u00e9s occidentales qui se sont transform\u00e9es en mus\u00e9es, des mus\u00e9es somptueux certes, mais qui meurent de froid.<\/strong><br \/>\n<strong> ***<\/strong><br \/>\n<strong> C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;aime Le Caire non pas comme qui s&rsquo;est laiss\u00e9 fasciner par un magnifique paysage ou par une splendide nature morte, mais comme qui est amoureux d&rsquo;une femme &#8211; pas forc\u00e9ment parce qu&rsquo;elle est la plus belle des femmes ou parce qu&rsquo;elle est exempte du moindre d\u00e9faut, mais pour sa vitalit\u00e9 et, plus encore, pour sa capacit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9mouvoir et \u00e0 le faire r\u00eaver.<\/strong><br \/>\n<strong> C&rsquo;est que Le Caire se caract\u00e9rise aussi par une aptitude exceptionnelle \u00e0 stimuler la m\u00e9moire et \u00e0 enflammer l&rsquo;imagination. On ne peut pas penser \u00e0 elle sans \u00eatre envahi par un d\u00e9luge de flashes artistiques incarn\u00e9s par un vers de po\u00e9sie, un passage de roman, une sc\u00e8ne de cin\u00e9ma ou les notes d&rsquo;une m\u00e9lodie&#8230; Le Caire a toujours \u00e9t\u00e9 une source d&rsquo;inspiration pour nombre de romanciers, qui n&rsquo;ont pas seulement vu en elle un d\u00e9cor pour leurs oeuvres, mais plus, un laboratoire in vivo pour y conduire des exp\u00e9riences chimiques singuli\u00e8res par lesquelles l&rsquo;\u00e2me de la ville pouvait r\u00e9agir sur leurs h\u00e9ros et leurs personnages.<\/strong><\/p>\n<p><strong>J&rsquo;ai aim\u00e9 ce Caire litt\u00e9raire d&rsquo;un amour parall\u00e8le \u00e0 celui qui me liait \u00e0 la ville de chair et de sang. D&rsquo;o\u00f9 peut-\u00eatre ma d\u00e9termination \u00e0 traduire ces oeuvres-l\u00e0 en fran\u00e7ais, notamment les romans de Naguib Mahfouz et de Gamal Ghitany. J&rsquo;y ai trouv\u00e9 de quoi alimenter ma nostalgie de l&rsquo;\u00c9gypte en g\u00e9n\u00e9ral et du Caire en particulier.<\/strong><br \/>\n<strong> Malgr\u00e9 tout, une petite voix me susurrait que cela n&rsquo;\u00e9tait pas suffisant, que je me devais de m&rsquo;adresser \u00e0 mon amoureuse &#8211; Le Caire &#8211; directement, et non par le truchement d&rsquo;autres voix, aussi talentueuses soient-elles.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lui parler directement? Mais pour lui dire quoi? Et comment allais-je pouvoir, moi qui certes ch\u00e9rissais les mots mais ne poss\u00e9dais pas une once d&rsquo;imagination &#8211; du moins le croyais-je -, inventer une histoire qui f\u00fbt digne d&rsquo;elle?<\/strong><br \/>\n<strong> ***<\/strong><br \/>\n<strong> J&rsquo;ai pass\u00e9 des mois, que dis-je, des ann\u00e9es, \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 cette impasse. Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 j&rsquo;ai enfin trouv\u00e9 une issue \u00e0 mon d\u00e9sarroi, en repensant justement \u00e0 la sc\u00e8ne quasi cin\u00e9matographique expos\u00e9e plus haut &#8211; celle de l&rsquo;exil\u00e9 atterrissant au Caire puis effectuant son premier trajet \u00e0 travers les rues de la capitale -, qui s&rsquo;\u00e9tait imprim\u00e9e dans ma conscience. Et j&rsquo;ai soudainement \u00e9prouv\u00e9 la joie de qui vient de d\u00e9couvrir sous ses pieds un tr\u00e9sor! J&rsquo;ai compris qu&rsquo;il \u00e9tait en mon pouvoir de faire de cette sc\u00e8ne inaugurale l&rsquo;ouverture intriguante d&rsquo;un roman qui me permettrait de plonger dans la ville \u00e0 travers une trame romanesque. Tout ce dont j&rsquo;avais besoin, c&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;infl\u00e9chir quelque peu la r\u00e9alit\u00e9, de plier les \u00e9v\u00e9nements afin qu&rsquo;ils puissent rivaliser avec l&rsquo;aptitude du Caire \u00e0 faire na\u00eetre l&rsquo;imagination et les mythes.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quid si notre exil\u00e9 de retour \u00e9tait victime, dans le taxi l&#8217;emportant depuis l&rsquo;a\u00e9roport, d&rsquo;une perte de connaissance subite? Quid s&rsquo;il reprenait conscience dans une pension familiale inconnue? Et quid s&rsquo;il s&rsquo;av\u00e9rait, \u00e0 son r\u00e9veil, qu&rsquo;il avait perdu des pans entiers de sa m\u00e9moire? Et comment la ville allait-elle lui appara\u00eetre, \u00e0 lui qui n&rsquo;avait plus pour l&rsquo;appr\u00e9hender que ses sens enflamm\u00e9s?<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-3190 size-full\" src=\"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/caire-a-corps-new-ed.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"905\" srcset=\"https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/caire-a-corps-new-ed.jpg 600w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/caire-a-corps-new-ed-199x300.jpg 199w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/caire-a-corps-new-ed-560x845.jpg 560w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/caire-a-corps-new-ed-260x392.jpg 260w, https:\/\/www.khaledosman.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/caire-a-corps-new-ed-160x241.jpg 160w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><br \/>\n<strong> Telle est l&rsquo;origine de mon roman <i>Le Caire \u00e0 corps perdu<\/i>, que je n&rsquo;ai sans doute \u00e9crit que pour red\u00e9couvrir ma Qahira** bien-aim\u00e9e \u00e0 travers des yeux nouveaux.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a9 Khaled Osman<\/strong><\/p>\n<p><strong>&#8212;&#8212;&#8212;<\/strong><\/p>\n<p><strong>* <i>nokat<\/i> (sg <i>nokta<\/i>): plaisanterie typiquement \u00e9gyptienne m\u00ealant autod\u00e9rision et ironie f\u00e9roce.<\/strong><br \/>\n<strong> ** al-Qahira (litt. \u00ab\u00a0la Victorieuse\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0l&rsquo;Ecrasante\u00a0\u00bb), nom arabe du Caire.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le Caire \u00e0 corps perdu\u00a0\u00bb, Les D\u00e9fricheurs, 2024, \u00e0 commander <a href=\"https:\/\/www.editionslesdefricheurs.art\/lecaireacorpsperdu\">ici<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un \u00e9t\u00e9, il y a de cela trois ans, Dalia Chams est venue \u00e0 Alexandrie m&rsquo;interviewer pour Al-Ahram Hebdo \u00e0 propos de mon premier roman, Le Caire \u00e0 corps perdu. 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