L’écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani a réussi à se tailler une place de choix dans le paysage culturel francophone. […] Elle revient en 2026 avec un bref essai intitulé Assaut contre la frontière (Gallimard, 2026), version plus écrite d’un texte initialement lu en public dans le cadre du Festival d’Avignon en juillet 2025.
Cet essai s’ouvre sur la relation d’un « cauchemar terrifiant » de l’autrice : sommée de se défendre face à un juge « au visage de souris et aux dents déchaussées », elle commence par se justifier très vite en français, avant d’être coupée sèchement. « On n’est pas en France ici. Parle en arabe. » L’interrogatoire vire au drame, les mots espérés ne surgissent pas et le bafouillement vaut preuve de culpabilité. Face aux moqueries de ses camarades qui raillent son accent, à l’embarras de son père, visiblement déçu de ne pas avoir su ou pu transmettre ce riche patrimoine à sa fille, l’autrice se juge sans indulgence – « Comment comprendre que je parle comme une enfant la langue qui devrait être la mienne? » –, et ce qui pourrait être un simple regret devient…
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La suite est à lire dans L’Orient littéraire de mai 2025.
